C'est vers le soir qu'on voit mourir

les villes millénaires

la mer chante sa berceuse aux vieillards

 

Les femmes s'ennuient sous leurs vêtements

le regard de chaque homme prolonge un désir aveugle

un monde assis continue dans sa fin

 

Je vais plus loin je m'installe au coin du sourire

les villes meurent aux terrasses

les fontaines saignent

les témoins anémiés boivent à leur chevet

 

Pour se sauver il ne reste plus que la gare

train-de-nuit-debout-couloir-nez-à-la-vitre

à rêver de villes jeunes mais à voir

un ciel couché dans ses feux

 

De très loin me parvient encore la lumière

des réverbères depuis longtemps éteints


Texte de Lionel Mazari paru dans le recueil La nuit fait feu

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Commentaires

Très beau poème, merci. Je met ton blog en lien sur le mien en feras-tu autant ? Toute mon amitié
Commentaire n° 1 posté par stellamaris le 08/05/2008 à 17h18
 
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